contact
faq
mentions légales
plan du site
coordonnées
club Bâle II
conseil
formation
contact
Club Bâle II
> Risque Opérationnel
   
 
Objectifs du Club  Bâle II :
  • Vous faire acquérir une sensibilité aux nouveaux ratios.
  • Vous faire mieux appréhender les nouvelles contraintes réglementaires.
  • Vous faire économiser des fonds propres. La méthode de fonctionnement du Club : envois de Questions / Réponses.
 

|| Risque opérationnel

Position du problème  :

Le risque opérationnel se définit dans Bâle II comme le risque de perte résultant de processus internes, de personnes, de systèmes ou d'évènements extérieurs inadéquats, ou ayant conduit à un échec.

Cette définition inclut les risques légaux, mais pas les risques stratégiques, ni ceux liés à la réputation de l'établissement.

L'accord Bâle I prenait en compte de manière implicite ce type de risque dans le calcul des exigences de fonds propres. Cependant, l'explicitation de ce type de risque et son calcul de manière indépendante constituent une nouveauté de l'accord Bâle II.

 

Description  :

Trois méthodes de calcul du risque opérationnel sont proposées par le Comité de Bâle:

  • la méthode indicateur de base : l'exigence au titre du risque opérationnel est égal au pourcentage fixe (15%) du produit brut moyen des trois années précédentes
  • la méthode standard : l'exigence au titre du risque opérationnel est différenciée pour 8 grandes lignes de métier (lignes du tableau ci-dessous) et égale pour chaque grand pôle à un pourcentage (entre 12 et 18%) de la moyenne du produit brut pour des trois dernières années du métier. Ce pourcentage, appelé coefficient ß, est imposé par le comité de Bâle.
  • l'approche de mesure complexe (AMC) : Une approche avancée où la banque calcule elle-même son exigence de fonds propres sur la base de modèles internes. Cette approche nécessite que la banque puisse agréger ses données de perte selon une grille Lignes métier/catégories de risques (tableau ci-dessous) fournie par le comité de Bâle

Pour les deux dernières approches, les organismes bancaires doivent respecter un certain nombre de standards généraux dans la mise en ouvre de la gestion des risques opérationnels. Ces standards sont d'ordre organisationnel et relève de la bonne gouvernance de l'organisation (Conseil d'administration et senior management impliqué activement, ressources suffisantes allouées à l'audit, aux contrôles internes et à l'utilisation de l'approche, système de management du risque opérationnel robuste et intègre)

 

Catégorie
de risque

Fraude interne

Fraude externe

Sécurité de l'environnement de travail et tous problèmes liés au recrutement

Pratiques liées à la clientèle, aux produits, aux activités

Actifs endommagés

Arrêt accidentel de l'activité

Problèmes d'exécution à la livraison ou à la gestion des procédés

Lignes métiers              

Financement des entreprises

 

 

 

 

 

 

 

Négociation et vente

 

 

 

 

 

 

 

Banque
de détail

 

 

 

 

 

 

 

Banque commerciale

 

 

 

 

 

 

 

Paiement et règlement

 

 

 

 

 

 

 

Fonction d'agent

 

 

 

 

 

 

 

Gestion d'actifs

 

 

 

 

 

 

 

Courtage
de détail

 

 

 

 

 

 

 

Répartition des sinistres par ligne métier et catégorie d'évènement
(exemple)

 

En pratique  :

Une étude (le QIS 3) menée auprès d'un échantillon de 188 banques révèle que, sous l'accord Bâle II, une charge relative de fonds propres de 10% à 15% est allouée au titre du risque opérationnel.

Par ailleurs, l'étude montre que les banques ne sont pas prêtes actuellement à l'utilisation de la méthode de mesure complexe (une seule banque sur les 188 constituant l'échantillon l'avait mise en ouvre).

En effet, d'un point de vue statistique, de sérieux problèmes se posent : le calibrage des modèles s'avère délicat et les données portant sur les pertes liées au risque opérationnel sont peu abondantes et hétérogènes.

Cependant, il faut noter que le Comité de Bâle incite les banques à progressivement adopter les méthodes les plus avancées. Ainsi, il met en avant une réduction de 3% des exigences de fonds propres entre le choix d'une approche indicateur de base et une approche de mesure complexe.

 

Conclusion  :

Le traitement explicite des risques opérationnels est un apport certain de Bâle II. Néanmoins, il faut reconnaître que la non-prise en compte des risques stratégiques et des effets de réputation est une limitation sérieuse à l'approche actuelle du risque opérationnel en ce que ces derniers constituent des sources de risques importantes pour les banques.

En pratique, Les méthodes de mesure complexe se heurtent actuellement à des difficultés méthodologiques (absence de données, problème de calibrage). Il est d'ailleurs prévu que ces méthodes ne seront pas complètement mises en place avant 2006.

Notons enfin la nécessité d'audits organisationnels en compléments des approches calculatoires. A cet égard, la mise en place d'un reporting opérationnel rigoureux prend toute sa valeur.

 

Bibliographie  :

- Burger Y., 2004, Plus de règles, moins de fonds propres ? , Banque magazine n° 654.

- Pennequin M., T. Roncalli, E. Salomon, 2004, La prise en compte de la diversification des risques opérationnels , Banque magazine n° 660.

- Pour une approche modélisation, voir Les travaux du Groupe Recherche Opérationnel (GRO) du Crédit Lyonnais.